dispositif du mariage

le mariage en tant que dispositif de reproduction sociale
Les individus des espèces animales sexuées, dont l’espèce humaine, ont un seul et unique but, toujours implicite : la reproduction de l’espèce. On peut même dire qu’une espèce n’existe que par ce but. Pour cela, les espèces ont développé des stratégies nombreuses et variées, toujours sur la base de la dualité/différence femelle/mâle. Par nature, la perpétuation d’une espèce sexuée est assurée par l’accouplement des femelles et des mâles, poussés par une pulsion biologique essentielle qui les dépasse et irréductible au traditionnel grand partage nature/culture. En général, on trouve une stratégie de reproduction par espèce. L’espèce humaine fait exception : les stratégies sont nombreuses et variées. Mais globalement, l’objectif est toujours de mettre la progéniture dans les meilleures conditions possibles de développement pour que cette progéniture contribue, à son tour, à la reproduction de l’espèce. Chaque société humaine, couche masquant, sans pouvoir l’éliminer, la couche de l’espèce, a mis en place un ou plusieurs dispositifs institutionnels pour assurer sa propre reproduction, participant ainsi à la reproduction de l’espèce. Le mariage, qu’il soit civil et/ou religieux, est l’une des techniques instrumentales mises en œuvre par les sociétés humaines, notamment dites « occidentales » pour assurer cet objectif unique, qui est leur propre perpétuation. Par le mariage, la société offre à la femelle et au mâle, qui s’engagent dans le dessein de reproduction, ainsi que et surtout à leurs rejetons, un certain nombre d’avantages. D’une part, une reconnaissance sociale, qui bénéficie en premier lieu aux enfants, et qui permet à ceux-ci, au moins théoriquement, de se construire femelle ou mâle, durant toute la période de leur très long développement d’être humain, dans la stabilité que procure une cellule familiale socialement reconnue et permanente dans le temps ; et accessoirement, qui permet à la femelle et au mâle, qui se sont réunis dans l’entreprise de procréation, d’affirmer leur droits à l’égard de la société. D’autre part, corollaire du précédent, une reconnaissance financière, qui fait qu’aucun des deux, femelle ou mâle, engagés dans le processus de reproduction, ne soit trop perdant dans l’aventure. D’où les pensions de reversion et autres réductions d’impôts, qui ne peuvent se justifier que par le handicap qu’entraîne inéluctablement toute entreprise de procréation pour l’un et/ou pour l’autre. Aujourd’hui, le dispositif mariage n’est plus nécessaire à la reproduction sociale, du moins dans notre société française. En moins de trois générations, la population française est passée de 40 à 60 millions. L’institution du mariage y a perdu toute consistance, devenant plus une cérémonie festive qu’un outil de reproduction sociale, sauf dans les classes dominantes où, bien sûr, il l’est resté. De plus, l’individualisation croissante tend à gommer le sexe. Il n’en reste pas moins que l’espèce humaine est composée de femelles et de mâles. Il ne sert à rien de revendiquer la différence, tout en la rejetant. Des lors, pourquoi les homosexuels, et autres, bénéficieraient-ils des droits du mariage, alors qu’ils sont, par nature, incapables d’en assurer les devoirs, au regard de la finalité de la société et, plus fondamentalement, de l’espèce ? Pourquoi pèseraient-ils, sans contrepartie, financièrement et socialement, sur ceux qui assument les devoirs du mariage ? La société hormis ce qui a trait à sa finalité première : sa propre reproduction , n’a pas à favoriser ou défavoriser, encore moins à intervenir dans ce qui relève de la sphère personnelle et qui, en l’occurrence, tourne autour de ce concept à tout faire et d’un tout autre ordre qu’est l’amour et ses avatars relationnels, masquant le plus souvent de sordides appétits matériels : l’association de deux ou plusieurs individus, homosexuels, hétérosexuels, etc. Destiné au départ à favoriser la reproduction de la société/espèce et à reconnaître les droits qui en découlent pour la femelle et le mâle qui s’y engagent, le mariage n’a désormais plus lieu d’être. Dommage pour ceux qui croient encore en cette institution et qui se sacrifient pour leurs enfants dans ce cadre. Mais comme dit l’autre, il n’y a que ceux qui y croient que cela engage…

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